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Pauline Budynski

Qu’est-ce que la glycémie ? Comment fonctionne-t-elle ?

Par définition, la glycémie correspond au taux de sucre dans le sang, elle est souvent exprimée en g/L et en mmol/L. Sa valeur normale est comprise à jeun entre 0,70 et 1,00 g/L (3,9 – 5,5 mmol/L), mais le seuil souhaité dépend de l’âge, des maladies associées…

Sucre

Pourquoi est-il si important de connaître son taux de sucre dans le sang ?

Les sucres, autrement appelés glucides sont les nutriments qui entrent dans la composition des féculents ou des fruits par exemple… Ces glucides représentent la principale source d’énergie de l’organisme. Ils permettent le bon fonctionnement de nos cellules, qui s’en nourrissent en permanence pour se régénérer, se reproduire, et pour jouer leurs différents rôles.

Une partie du glucose est utilisée pour fournir de l’énergie aux cellules, et l’autre est stockée sous forme de glycogène. Ces réserves peuvent s’avérer utiles en cas de besoin lorsque les autres cellules ne peuvent plus assurer ce rôle (pour le sport par exemple, ou lorsque l’on s’alimente moins).

La glycémie varie principalement avec l’alimentation. Deux hormones sécrétées par le pancréas entrent en jeu pour faire varier ce taux :

  • l’insuline qui fait diminuer le taux de sucre dans le sang
  • le glucagon qui permet d’augmenter le taux de sucre

Chez une personne en bonne santé, lors d’une prise alimentaire contenant du sucre, le pancréas  s’active afin de produire de l’insuline. Cette insuline permet de transporter le glucose vers les cellules du foie et des muscles où elles seront stockées sous forme de glycogène.

Si les apports sont trop importants, les stocks hépatiques et musculaires peuvent être dépassés. Dans ce cas, le glucose s’accumulera dans le tissu adipeux (tissu graisseux) sous forme d’acides gras.

Ce contrôle hormonal, permet d’avoir une glycémie stable et de la réguler en fonction de notre alimentation, nos activités…

Car oui, avoir trop de sucre dans le sang peut être néfaste à notre santé, mais en manquer n’est pas bénéfique non plus.

Mais alors quel impact peut avoir une glycémie trop faible dans le sang ?

Glucose Sang

On entend très souvent parler d’hypoglycémie, mais peu savent réellement comment notre corps réagit et pourquoi. Elle est favorisée par un ou plusieurs facteurs : un repas trop faible en féculents ou la suppression des féculents pendant plusieurs jours ou semaines, l’absence de repas, l’activité physique, la consommation d’alcool…

Les symptômes peuvent être bénins : faim brutale, troubles de la concentration, fatigue, troubles de l’élocution, troubles du comportement, troubles moteurs et/ou sensitifs, troubles visuels, convulsions, confusion…

Mais ces symptômes, en l’absence de correction de l’hypoglycémie, peuvent s’aggraver, et mener au coma hypoglycémique.

Prenons l’exemple du sportif, dont l’hypoglycémie est généralement l’ennemie numéro 1.

Lors d’une activité longue et intense, le corps puise constamment dans ses réserves d’énergie, d’où l’importance d’avoir eu soin d’apporter la veille et lors des derniers repas, des aliments riches en glucides, et principalement en sucres lents (qui passent donc lentement dans le sang et permettent de fournir de l’énergie au long terme). Ceci permet d’assurer  des stocks de glycogène en quantité suffisante. Ils seront indispensables lors de l’effort physique demandé.

L’évolution de la glycémie pendant l’effort se déroule en plusieurs phases :

  • pendant la première 1h, la glycémie reste stable, le corps ne puise pas dans ses réserves sauf si l’intensité augmente trop, cela peut arriver au bout de 45 min
  • au bout d’1h30 d’effort, on peut observer une diminution d’un tiers de la glycémie due au fait que les réserves de glucose commencent à être consommées
  • les hypoglycémies sont donc observables lorsque le corps a utilisé toutes ses ressources, après une multitude de réactions biochimiques

Ainsi, la performance dépend également de la disponibilité en glucose dans l’organisme.

Lors d’un effort, l’hypoglycémie peut être contrée rapidement grâce à l’apport d’aliments très sucrés, des gels… Elle peut être la cause d’une diminution de la capacité physique et de la performance.

Généralement, c’est lorsque cette dernière se situe aux alentours de 0,60 g/L (soit 3,5 mmol/L), que le sportif peut ressentir une baisse d’énergie.

Et alors, qu’en est-il de sa grande soeur, l’hyperglycémie ?

L’hyperglycémie est le signe d’un problème métabolique sous-jacent, elle est principalement observée chez la personne diabétique.

Le diabète correspond à un défaut d’Insuline (hormone hypoglycémiante). Ce défaut peut correspondre à une absence de production d’insuline (dans le diabète de type 1 ou diabète insulino-dépendant), ou à un défaut des récepteurs à l’insuline (dans le diabète de type 2 ou diabète insulino-résistant).

⚠️ Il ne faut pas retirer le sucre de son alimentation. Il reste le carburant principal de l’organisme. Sans lui le corps peut vite afficher un « hors service ».

Il est important de choisir ses aliments en fonction de leur indice glycémique,  ceci sera le sujet du prochain article.

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